mardi 6 janvier 2009
La Palestine comme métaphore
- Mahmoud Darwich.
Pourtant des décennies après le massacre continue.
Rendez-vous à Paris samedi prochain, le 10 janvier 2009, à 15h, place de la République...
lundi 5 janvier 2009
Arrêt sur image

Sur les murs de Temuco ...
Matias Catrileo est un étudiant Mapuche de 22 ans qui a été abattu par les carabineros chiliens le 3 janvier 2007 d'une balle dans le dos lors d'une occupation de terres. Un an que ce weichafe nous a quitté, nous en profitons pour lui rendre hommage, que sa mémoire et sa lutte résonnent longtemps dans nos têtes et dans nos coeurs.
Un an aussi que ses assassins sont en liberté et que justice n'a toujours pas été rendue.
La lutte continue, ici comme ailleurs.
Si uno cae, diez se levantan,
Maricheweu !
La guerre, l'image et l'esthétique
Article que vous pouvez lire ici.
Lovers in the dark
I just need a friend "
Texas - I Don't Want A Lover (1989)
" I don't want to be your friend
I just want to be your lover
No matter how it ends
No matter how it starts "
Radiohead - House Of Cards (2007)
mercredi 31 décembre 2008
Nouvel air
Morceau choisi au gré de nos lectures, phrases, paragraphes et pages que nous avons voulu partagé, incroyable résonance des mots, trouvailles de sens, et surtout contenus que nous avons jugé d'utilité publique.
Arrêt sur image, et autant de pauses, moments ralentis à l'extrême, images extraites des quelques 30 heures de rush que nous sommes en train de monter, aperçus ou suggestions.
Et enfin Andalucia, ou la participation nouvelle d'une amie photographe. Propositions, en noir et blanc, d'espaces et de personnages, de distances et de rapports. Carte libre à Floriane, et initiation à une atmosphère, invitation à une région ou elle vit maintenant depuis quelques mois.
Nous réitérons notre injonction à des participations diverses et plurielles, qu'elles soient écrites, visuelles, musicales, picturales, mais surtout poétiques.
Bonne année à tous.
Ces questions qui nous dépassent
(Non, il n'y a pas de guerre propre. Non, les frappes chirurgicales ça n'existe pas. Oui, faire bombarder par l'aviation un territoire ou vivent 1,5 millions de civils, un des territoires les plus densément peuplés au monde, et ne même pas laisser aux populations civiles la possibilité de se réfugier, c'est criminel. Oui, astreindre ces populations civiles à un blocus dévastateur, et leur refuser toute aide humanitaire ou médicale, c'est un crime de guerre.)
Nous ne sommes pas des spécialistes, et évidemment nous ne maitrisons pas toutes les dimensions historiques, humaines, géo-politiques, stratégiques, religieuses et économiques de la situation au proche orient.
Nous sommes juste des hommes et des femmes, des êtres pensants et agissants, des personnes qui ne doivent jamais renoncer au débat, à la sensibilité, à la contradiction, à l'humain devant toute chose.
Parce qu'il nous faut être " toujours capables de ressentir au plus profond de [notre] coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde " et que c'est " la plus belle qualité d'un révolutionnaire ".
Et parce que profondément révoltés nous devons être devant la froideur complice du commentaire journalistique et sa pseudo neutralité, et devant la lâcheté légendaire de nos dirigeants, clowns politiques qui squattent à outrance les écrans de télévision du monde entier.
Et ces pinocchios en chair et en os ont tacitement désigné le prochain ennemi, en la personne du président Ahmadinejad et de son pays, l'Iran.
On a presque osé nous refaire le coup des armes de destruction massive, puis non, finalement cette fois on veut nous convaincre du mal-fondé de l'Iran et de son président parce qu'il aurait déclaré vouloir "rayer Israël de la carte". Cette phrase, reprise en coeur par de nombreux chefs d'état, a suffit pour que soit unanimement décidé l'infréquentabilité de Mr Ahmadinejad et de son pays. Des méchants, ils en avaient le costume et les paroles. Sauf que ...
Sauf que dans la phrase prononcée par Mr Ahmadinejad en 2005, il n'y avait ni le mot rayer, ni Israël, ni carte. Et que cette fameuse phrase était une phrase rapportée, une citation.
C'est avec ce genre d'approximations que l'on nous mène vers des guerres illégitimes et honteuses.
Alors même si ces questions sont incroyablement compliqués, et bien souvent nous dépassent, il me parait extrêmement important de faire vivre le débat, d'animer l'échange d'idées et d'informations, et d'adopter une position sans appel face aux injustices, aux actes criminels et autres mensonges.
La neutralité devant l'inacceptable finit par le rendre acceptable.
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mardi 30 décembre 2008
Morceau choisi
Sous la poussée des conquistadores espagnols, après trois siècles de lutte, les Araucans (Mapuche ndlr) se replièrent vers ces régions froides. Mais les Chiliens continuèrent ce qu'on a appellé la "pacification de l'Araucanie", c'est-à-dire la prolongation d'une guerre à feu et à sang à fin de déposséder de leurs terres nos compatriotes. Contre les Indiens, toutes les armes furent généreuseument utilisées: le tir à la carabine, l'incendie des chaumières et, plus tard, d'une manière plus paternelle, le recours à la loi et à l'alcool. L'avocat se fit le spécialiste de leur expropriation, le juge les condamna quand ils protestèrent, le prêtre les menaça du feu éternel. Et enfin l'eau de vie acheva d'anéantir une race farouche dont les exploits, le courage et la beauté, furent gravés en strophes d'airain et de jaspe par Alonso de Ercilla dans son Araucana. "
Pablo Neruda - J'avoue Que J'Ai Vécu
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mercredi 24 décembre 2008
Morceau choisi
Travaillez, travaillez, prolétaires, pour agrandir la fortune sociale et vos misères individuelles, travaillez, travaillez, pour que, devenant plus pauvres, vous ayez plus de raisons de travailler et d'être misérables. Telle est la loi inexorable de la production capitaliste.
Parce que, prêtant l'oreille aux fallacieuses paroles des économistes, les prolétaires se sont livrés corps et âme au vice du travail, ils précipitent la société tout entière dans des crises industrielles de surproduction qui convulsent l'organisme social. Alors, parce qu'il y a pléthore de marchandises et pénurie d'acheteurs, les ateliers se ferment et la faim cingle les populations ouvrières de son fouet aux milles lanières. Les prolétaires, abrutis par le dogme du travail, ne comprenant pas que le surtravail qu'ils se sont infligé pendant le temps de prétendue prospérité est la cause de leur misère présente, au lieu de courir au grenier à blé et de crier : " Nous avons faim et nous voulons manger ! ... Vrai, nous n'avons pas un rouge liard, mais tout gueux que nous sommes, c'est nous cependant qui avons moissonné le blé et vendangé le raisin ... " (...)
Et ces misérables, qui ont à peine la force de se tenir debout, vendent douze et quatorze heures de travail deux fois moins cher que lorsqu'ils avaient du pain sur la planche. Et les philanthropes de l'industrie de profiter des chômages pour fabriquer à meilleur marché. "
Paul Lafargue - Le droit À La Paresse (1883)
Et sinon, joyeux noël ...
mardi 23 décembre 2008
lundi 22 décembre 2008
Morceau choisi
Vous pourriez me reprocher d'être trop insistant et de faire mon cinéma avec ça, je sais seulement que l'insistance rend ce plan moins fragile en quelque sorte, plus riche parce que moins réducteur. (...) "
Raymond Depardon - Errance
dimanche 21 décembre 2008
Morceau choisi
Jack Kerouak - On The Road
Keny Arkana, le rap et la révolte
Keny_arkana-La_rage_(Clip)-Fr_2006
Pour en savoir plus sur la demoiselle, sa prose et ses combats,
http://www.keny-arkana.com/indexflash.html
vendredi 12 décembre 2008
NO COMMENT
"C’est ici, à Guantanamo Bay, que les méthodes de torture ordonnées par le Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ont été appliquées en premier. L’homme qui a servi de cobaye à ce «premier plan d’interrogation spécial»: Mohamed al-Kahtani, un homme d’affaires saoudien soupçonné d’avoir tenté d’entrer aux Etats-Unis en 2001 afin de devenir l’un des pirates de l’air du 11-Septembre.
Il a été torturé pendant 49 jours, du 23 novembre 2002 au 11 janvier 2003, à raison de 20 heures par jour. Il a été soumis à de longues périodes de privation de sommeil, placé nu dans des chambres froides, sexuellement humilié, menacé avec des chiens, traîné en laisse à quatre pattes, bombardé de musique… tandis que des médecins lui injectaient des produits pour qu’il se tienne en éveil plus longtemps.
Il est pratiquement devenu fou. Tant et si bien que des enquêteurs militaires du Département américain de la Défense ont estimé, en 2006, qu’il serait «impossible» de juger al-Kahtani en raison du traitement qu’il a subi. De fait, il a été inculpé, puis tous les chefs d’inculpation à son encontre ont été abandonnés en mai 2008 sans explication."
Je sais même pas comment réagir à ça ...

